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Voyages et Ressources Humaines

Chose promise, chose due, voici mon post sur les Ressources Humaines (RH) et les voyages (et oui, enfin !). En effet, il me semblait indispensable de faire un post sur ce sujet, car même si la vie en Australie est plus que plaisante, on est quand même appelé à rechercher du travail et à passer des entretiens une fois le retour en France (si, si !).

Par conséquent, comment valoriser un voyage sur son CV ? Comment ne pas donner un coup d'arrêt à sa carrière en partant à l'étranger ? Que peut apporter un voyage à l'étranger pour un recruteur ? Quel est le meilleur moment pour partir ?

Je n'ai pas la prétention de répondre en détails à toutes ces questions. En effet, ce sujet mériterait d'être traité dans une thèse !
D'ailleurs je pense qu'il y a bien un étudiant qui a du aborder cette problématique dans une thèse du style "Mondialisation du marché et politique de Ressources Humaines".
Tout ce que je sais, c'est qu'après avoir fait passer plus de 300 entretiens de recrutement, quelques idées peuvent ressortir. Je vais donc me fixer un objectif : vous donner 10 arguments pour valoriser votre voyage lors d'un entretien d'embauche.

Je commencerai par quelques propos préliminaires sur le recrutement, pour ensuite faire un focus sur l'entretien et les atouts que vous avez dans votre jeu.


I - Le recrutement : propos préliminaires.

Partons de la base. Un recrutement c'est avant tout "l'achat" par l'entreprise d'un talent. Celui ci va se composer de deux éléments, le parcours scolaire/professionnel et la personnalité. Et dans une société basée sur le capitalisme, un recrutement ça coûte de l'argent à l'entreprise et le recruteur n'a pas trop intérêt à se planter ! Voici différents points qui, je le pense, méritent d'être abordés.

a) Le parcours scolaire/professionnel

On pourrait penser que c'est la base du recrutement. Pour ma part je pense que certes, il s'agit d'une part importante, mais que la personnalité joue un rôle primordial.

Cependant, rien ne remplacera un bon diplôme associé à des expériences concluantes dans différentes organisations. Une organisation pouvant être aussi bien une entreprise, une association, un organisme public...

Donc peu importe les clés que je vous donnerai tout à l'heure, ne nous y trompons pas, un parcours solide allié à une personnalité qui correspond aux valeurs de l'entreprise est la base du succès à un entretien. En effet, vous n'allez pas postuler à un poste d'ingénieur alors que vous avez un bac et cela, même si vous êtes parti à l'étranger.

b) L'âge lors du départ

Vous avez votre diplôme, pourquoi pas avec de l'expérience et vous êtes parti ou vous souhaitez partir à l'étranger. Mais à quel âge ?
Pour ce point le propos n'engage que moi, mais je pense qu'il est plus évident de justifier un départ à l'étranger quand l'individu en question n'a pas encore fondé une véritable vie en France (appartement acheté, femme, enfants etc...). C'est pourquoi je pense que ce genre d'expérience doit être vécue avant 30 ans.
Trentenaires, ne désespérez pas, il y a aussi la solution du congé sabbatique, et là il n'y a pas de recrutement au retour car la personne est censée retrouver son poste... Maintenant, prendre un congé sabbatique n'est pas toujours bien vu par les employeurs.

c) La durée du voyage

L'idéal c'est un an, c'est à dire une longue durée, mais suffisamment courte pour ne pas perdre les acquis de la formation ou de l'expérience. Le minimum étant de 6 mois, pour que ce soit significatif sur le CV et en entretien. Les expériences d'un mois l'été sont aussi valorisables. Pour les petits voyages lors des congés, je pense qu'ils feront l'objet d'une question en fin d'entretien du style, "je vois que vous aimez voyager, quel voyage vous a le plus plu et pourquoi ?".

d) Exemple concret

Pour ceux qui douteraient encore de l'apport d'un voyage, ou pour ceux qui ne voient pas où je veux en venir, voici un exemple concret, style cas pratique.

L'entreprise PROFIT souhaite recruter 5 commerciaux pour développer sa force de vente. Après entretien, le futur manager de l'équipe et le RRH sont d'accord sur le profil du poste, et sur le profil des candidats. Il s'agira de jeunes diplômés, niveau Bac+2 style BTS Management des Unités Commerciales, et mobiles sur l'ensemble d'un territoire donné. Avec éventuellement, quelques déplacements à l'étranger. Qualités requises être dynamique, avoir un bon relationnel, et être rigoureux et organisé. La maîtrise de l'anglais serait un plus. L'annonce sera publiée sur les supports de communication à destinations des étudiants, c'est à dire internet et les écoles préparant ce BTS.

Pour un peu que l'entreprise soit côté et que la rémunération soit attrayante, vous pouvez être sûr à 100% que vous recevrez un bon paquet de CV. CV avec ce que vous avez demandé, un Bac+2, quelques stages, éventuellement quelques jobs d'été qui peuvent être intéressants. En gros, à part faire de la discrimination homme/femme, où sur l'origine des candidats, difficile de faire un choix (pour info, je rappelle que ce type de discrimination est totalement interdite par la
loi). Reste le candidat ayant décidé de partir un an à l'étranger après ses études. Je peux vous dire que celui-ci à de très fortes chances d'être sélectionné pour l'entretien au même titre que celui ayant effectué un CDD de 6 mois après l'obtention de son diplôme.

Avec cet exemple, il ne fait aucun doute que dans la plupart des recrutements, les CV se ressemblent fortement et la différence va se faire sur des expériences que tout le monde n'a pas, et sur la personnalité.

Bref, ça ne nous dit pas ce qu'il va raconté en entretien ce(tte) jeune homme/femme (pas de discrimination j'ai dit).


II - Faites la différence grâce à votre expérience à l'étranger

Donc nous y sommes, vous êtes jeune diplômé ou vous avez moins de 30 ans avec quelques expériences significatives, et vous vous demandez ce que vous allez bien pouvoir raconter au recruteur sur votre voyage. Attention, n'allez pas raconter que vous en aviez marre et que vous avez décidé de tout plaquer pour partir vous dorer la pilule au soleil. Vous n'êtes pas stupide non plus ! Une crise économique, un marché de l'emploi difficile, une fin de CDD, ça passe toujours mieux...

Il faut garder à l'esprit que le recruteur veut ce qui est bon pour son organisation. Donc il faut trouver des qualités qui peuvent être utiles pour votre futur job. Le pire lors d'un entretien est de laisser des "gros" blancs, en clair, de n'avoir rien à raconter. Or, vous êtes parti à l'étranger et ça tombe bien vous avez pleins de choses à raconter. Si, si, allez je vous aide, voici 10 clés.

1) "Les voyages forment la jeunesse"

Tout d'abord l'adage "les voyages forment la jeunesse" n'a jamais eu autant de sens pour moi que depuis que je suis ici. Ces rencontres multiculturelles sont des plus enrichissantes. Quelles sont les coutumes des différents pays, leur mode de vie, leur Histoire. On voit la France d'une manière différente, et cela permet de mieux comprendre le monde où l'on vit et d'apprendre la tolérance et le respect.

2) Améliorer son anglais

Quoi qu'on en dise, l'économie est mondialisée et de plus en plus de groupes se rachètent entre eux. Ce qui donne des multinationales et qui dit multinationales, dit peut être un siège social à l'étranger avec des notes internes en anglais et un big boss anglais. Je me souviens encore de mes cours de l'IGR où on nous rabâchait qu'on devait absolument parler anglais, et que ceux qui étaient bons en anglais avaient une longueur d'avance sur les autres. Donc c'est tout bon pour ne pas se mettre des barrières lorsque l'annonce précise "anglais requis" ou "la maîtrise de l'anglais est un plus". L'objectif n'est pas de devenir bilingue car cela demande beaucoup de temps, mais juste de savoir se débrouiller en anglais.

3) Rencontrer des personnes différentes/améliorer son relationnel

Un des points les plus importants. Voyager, c'est rencontrer du monde. C'est s'ouvrir sur les gens, c'est oser aller vers l'autre. Ne pas avoir peur de faire des erreurs quand on parle. Partager des bons moments avec des gens que vous ne connaissez pas. Echanger. Et quand vous êtes ouverts sur les autres, quand vous êtes capable de faire la conversation, je peux vous dire que c'est un sérieux atout pour une entreprise. Je ne dis pas être extraverti, mais juste sortir de sa coquille et être épanoui.

4) Vivre sans son petit confort

Le voyage tel que je le conçois, ce n'est pas rester dans son hôtel 5 étoiles, les pieds dans la piscine. "Alors c'était bien le Sénégal ?" "Ah oui super, l'hôtel était trop bien et la bouffe était bonne". Désolé, mais ce n'est pas ma conception... Donc pour moi se trimballer un sac à dos, ne
pas avoir son petit confort, savoir faire des concessions, c'est valorisant car ça montre que vous savez vous adapter.

5) Logistique/organisation

Un voyage, c'est de l'organisation et de la logistique (cf. nos différents posts sur la préparation du voyage). Qu'est ce qu'on veut visiter, où on veut aller, est ce qu'on a bien tous les documents, gérer ses comptes etc... Ca peut s'analyser en quelques sortes à de la gestion de projet, et ça montre que vous êtes ordonné, rigoureux, et que vous avez la tête sur les épaules.

6) Montrez que vous ne vous reposez pas sur vos lauriers

C'est toujours bien de montrer que vous avez travaillé dans le pays d'accueil. Quand on parle de "voyage" l'individu lambda va toujours penser à la plage, au soleil et aux cocotiers. Donc montrez lui que ce n'était pas des vacances, mais bien un voyage et que vous avez croché dedans en travaillant dans une exploitation agricole ou dans la restauration ou tout autre job un peu physique. De plus, ça montrera que vous n'aimez pas rester à ne rien faire (même si en voyage on ne fait pas rien (cf. mon post sur l'oisiveté)) et ça, les recruteurs aiment bien. Si vous n'aimez pas travailler, ou si vous n'avez pas bossé du tout, n'utilisez pas cet argument !

7) Ouverture d'esprit

Les voyages ça vous permet de vous confronter à des cultures différentes. Je pense notamment à la Bosnie où j'ai côtoyé des orthodoxes, des musulmans, des chrétiens, des communistes, le tout dans une même ville (Mostar pour ne pas la citer). Quelle expérience, et une belle leçon de tolérance et de respect ! (voir la partie commentaire ci-dessous pour ce point).
Bref, ça permet d'être "open minded" comme ils disent ici, et de ne pas avoir d'oeillières. Ca permet aussi de voir la place de la France dans le monde et prendre du recul sur notre pays.

8) Se débrouiller par soi-même

Ici, pas le choix, vous ne pouvez compter que sur vous même. Vous devez tout faire tout seul et vous ne pouvez déléguer à personne.
En gros, en étant vulgaire vous devez vous bouger le c*** car les réservations, les préparatifs, demander conseil, etc... ça ne tombe pas du ciel !

9) Améliorer sa culture générale

Tout dépend du poste, mais je sais que pour ma part, j'avais pas mal de repas avec des personnes haut-placées (directeurs, managers etc...) et le fait d'avoir une culture générale assez étendue est très important pour pouvoir faire la conversation. "Briller en société" était ce qui comptait le plus pour eux, et quoi qu'on en dise, il faut rentrer dans le jeu. Donc le fait d'avoir voyager et de pouvoir croiser des données ou faire des comparaisons, ça vous permet de participer à la conversation et de "briller". Ok, c'est nul, mais c'est comme ça...

10) Vous avez fait le bon choix, soyez en convaincu

Amis voyageurs, ne l'oubliez pas, vous avez fait le bon choix et c'est une expérience unique dans votre vie que vous vivez ou que vous avez vécu. Donc en entretien, ne vous laissez pas perturber, ne vous dégonflez pas. Défendez vos convictions, ça prouvera que vous avez du caractère et que vous ne dites pas "amen" à tout. Les recruteurs aiment bien tester les candidats.

Conclusion

Je pense que j'aurais pu développer encore plus, ou trouver d'autres arguments (d'ailleurs, si vous en voyez d'autres, n'hésitez pas à les publier en commentaires). J'en profite aussi pour vous dire d'utiliser ces arguments dans votre lettre de motivation afin de décrocher l'entretien. Vous aurez tout le temps de développer ces arguments une fois en face de votre interlocuteur.

Il y aura toujours des gens pour associer "voyages" à "gauche, utopiste et roots" mais bon, il faut faire avec et défendre votre morceau.

Ce post est dédié à tous les voyageurs qui m'ont demandé comment valoriser leur voyage. Et c'est aussi pour moi, après avoir rédigé ce post, la ferme conviction d'avoir fait le bon choix.

Premier vrai contact avec la faune australienne

Toujours à la recherche de bons plans, nous avons demandé à Stefen s'il pouvait nous trouver un peu de boulot rémunéré. Notre ami Jason a profité de l'occasion pour nous proposer un travail. Il nous a dit qu'il y en avait pour deux heures et Stefen nous a assuré que c'était un "easy work".

Bref on savait juste que c'était ramasser des plantes dans le bush et qu'il passerait à trois heures de l'après midi le lendemain. Après l'avoir attendu pendant près d'une heure, on a décidé avec
Arnaud d'arracher des mauvaises herbes chez Stefen et exploser des racines de bambous à coup de pioche. Une fois ce travail terminé notre Jason est arrivé avec deux heures et demi de retard, car il était resté fêter sa victoire au golf avec quelques bières. Donc finalement, on est bien parti bosser, direction pour la première étape, la maison de Jason où on a eu le droit à un sandwich beurre, jambon (il a gagné trois gros jambons au golf), compote de pomme. Puis, deuxième étape, direction le bush.

Très sympa comme endroit, en gros c'est la forêt, avec serpents, araignées et toutes sortes de choses bizarres. Donc pas de petites chaussures et petites chaussettes...
Après un petit trek dans la forêt, on arrive enfin à l'endroit voulu, c'est à dire bourré de plantes que Jason cherchait. Il s'agit de sortes de roseaux dont il extrait le coeur pour en faire de la décoration pour les bouquets de fleurs. Notre travail consiste à prendre le coeur qu'il nous donne, le secouer pour en enlever les impuretés et y mettre un élastique autour pour les fixer. Rien de compliquer... Sauf que j'ai eu ma première expérience concrète avec une "Bull Head". Il s'agit d'une "jolie" fourmi, grosse comme une phalange (je vous laisse taper le nom dans Google Image). Une belle morsure à la cheville gauche à travers la chaussette. Je peux vous dire que j'ai
bien douillé sur le coup et j'ai bien flippé. L'Australie étant réputée pour ses animaux dangereux, se faire piquer par l'un d'entre eux dans le bush, c'est un peu la panique.

Mais bon rien de méchant puisque ce n'est qu'à partir de cinq piqûres en même temps que vous êtes très mal ! J'en n'étais qu'à une :-). Bref, après un pansement "made in Jason", fait d'un mélange d'herbes, j'ai continué mon travail à suivre Jason dans les fourrés. Arnaud lui étant caché, car il n'était pas fier. Au final on a fait une cinquantaine de paquets, qu'on a ensuite divisé en trois et qu'on a porté sur notre dos. Soit environ 13 kilos chacun pour Arnaud et moi, et plus pour Jason. Donc on s'est trimballé en mode Sherpas avec nos kilos sur le dos à travers la forêt, à traverser des ruisseaux, passer par dessus des troncs, en dessous des branches, sur des rochers, etc... Il faut préciser que les feuilles ramassées coupent comme du papier. Donc bonjour les petites coupures par ci par là... Au final on est quand même arrivé à la voiture en étant bien creuvé. Fin du boulot qui a duré une heure et demi.

Comme tout Australien qui se respecte, on est allé au bar après le travail. On a eu le droit à trois pintes, puis on est allé chez Jason où il nous a fait deux sandwichs style kebab, puis il nous a préparé du jambon à emporter dans notre gîte. Enfin, il nous a donné 20 dollars chacun. Donc bref, une journée pleine de souvenirs, physique, bien rémunérée et typiquement australienne.

PS : ma cheville va bien, ça fait mal sur le coup, mais après quatre ou cinq heures on ne sent plus rien.

Travaux en woofing

Concernant nos autres travaux, il s'agit de travaux typique de woofing. On a bouché des trous, arraché des piquets, on a aussi taillé la pointe de grandes feuilles pour un vendeur de fleurs (ceci à 1h du mat') pour ensuite en faire des paquets qui partaient directement pour Sydney (ça c'était dans une autre ferme, chez notre pote Jason - qui aime cuisiner cela dit, du coup on parle bouffe)). On a nivelé un terrain, soit creuser à différents endroits pour créer une plate-forme et y mettre un fût.
On a aussi réparé la cloture que Stefen a cassé en faisant tomber un arbre... Mais un des trucs le plus "amusant",c'était d'abattre deux gros arbres avec de beaux troncs pour ensuite taper à la masse dessus pour enlever leur écorce (oui ici les arbres ne perdent pas leurs feuilles, ils perdent leur écorce (veridique), pour ensuite les traîner en tracteur jusqu'à l'entrée de la maison de Stefen, les faire rouler en stopant la progression avec la barre à mine (je sais pas combien j'avais de poids sur mon épaule) pour que ça lui fasse une jolie allée. Ensuite, on a enlevé tous les cailloux de l'herbe pour les mettre sur sa route, pour qu'il puisse enfin tondre la partie d'herbe qui séparait son allée de son potager. Enfin, on est allé exploser des roches à coup de marteau-piqueur pour les mettre dans la remorque et combler les trous en dessous des troncs.

Bref, le woofing ça peut être quand même assez physique, et les travaux que l'on fait ne sont pas accessibles à tout le monde. Stefen nous l'a dit d'ailleurs, et il est vraiment content de nous avoir. Et il préfère avoir deux mecs en woofing que deux nanas, car au moins il peut demander un coup de main et boire des bières (roooo, allez ça va je plaisante... quoi que... ;-)).

Un travail de titan

Aujourd'hui temps de pluie, et qui dit temps de pluie, dit temps pour travailler car il ne fait pas 40°C (car ici il fait régulièrement plus de 40°...).
Donc un bon crachin breton nous a accompagné pour cette journée. Encore une fois on a "joué" aux bucherons australiens. Mais Arnaud n'ayant pas tout compris ce que Stefen avait dit, on a cru bon devoir terminer notre travail de titan. Résultat vu que nous n'avions pas l'heure, nous sommes restés pendant 5h à porter des troncs et des branches grosses comme des arbustes. Résultat des courses après 10 heures de travail cumulées, on a construit un talus de 20m de longeur sur 3 mètres de haut.
Pour vous donner une idée, cet amas de troncs et de branches fait en hauteur un peu moins de deux fois ma taille (on a rempli un trou avant d'empiler) et plus d'une dizaine de moi qui se donnent la main, bras tendus en longueur. Enfin, en largeur, ça fait trois personnes collées les unes aux autres.
On va prendre des photos car c'est assez hallucinant. Enfin bref, après avoir fait notre talus, on était cassé en deux ! Bon apparemment Stefen était content car il nous a filé de la nourriture et nous a dit "you've done a fucking great job guys !". Ce qui, dans son langage veut dire qu'il est satisfait.

Australie ne signigfie pas oisiveté ("idleness" in english)

J'écris ce poste car cela fait plusieurs fois qu'on me demande si on ne s'ennuie pas, si on n'en a pas marre de ne rien faire, si le temps n'est pas trop long, et j'en passe... Afin de ne pas refaire 15 fois la même réponse, je voudrais mettre les choses au clair sur ce blog. Notre objectif à Arnaud et à moi est de voir le maximum de choses, en économisant le plus d'argent possible. Cela ne me viendrait même pas à l'idée de demander à un étranger qui visite l'Europe : "Ca va, vous ne vous ennuyez pas trop à voyager ?"
De deux choses l'une, soit il vous rit au nez, soit il va vous répondre gentillement qu'il a passé une semaine en France, une en Italie, une en Grèce, une autre en Allemagne etc... Et pourtant, il n'aura vu qu'une infime partie de ce qu'il y a à voir dans ces différents pays. Car rappelons-le, l'Australie est un continent, qui à lui seul est plus grand que toute l'Europe réunie et qui est quasiment aussi grand que les Etats-Unis. Je défie quiconque de visiter l'ensemble des Etats-Unis en 5 mois !
Donc une bonne fois pour toute, non on ne glandouille pas, oui on a beaucoup de choses à voir, non on n'aura pas le temps de tout faire, et oui je retourne aider Stefen à couper du bois... Non mais ! ;-)

Le woofing, solution de replis

Pour survivre en Australie il y aura plusieurs possibilités comme travailler dans la restauration ou dans les champs.
Une solution en vogue en ce moment c'est le woofing. Reportage signé Mozinor :